Enquête de huit pages sur la Rentrée scolaire
Sahra SAOUDI
Un plizeur, le pouce en l'air, prêt à relever les défis des internautes (photo La muse gueule)
Sensibiliser les étudiants aux enjeux sociétaux, telle est la vocation de Companieros. Cet organisme propose des programmes éducatifs à destination des écoles et
universités, visant notamment à promouvoir la mixité et l'orientation professionnelle des femmes. Rencontre avec Antoine de Gabrielli, son président.
Quelle est la vocation de Companieros ?
Depuis 2000, notre organisme agréé forme les étudiants sur les grands sujets RSE (responsabilité sociale et
environnementale). Du développement durable à l'insertion des handicapés, en passant par la mixité au travail et la gestion du stress. Notre but est de les sensibiliser à ces sujets imposés aux
entreprises par des labels, par la pression médiatique ou encore par la loi. Celle de 2006 relative à l'égalité salariale entre les femmes et les hommes en est un exemple.
Pourquoi une telle démarche ?
Il y a une vraie demande de la part des entreprises qui veulent de futurs salariés formés à ces problématiques. L'enjeu est important pour elles car il s'agit
d'un vecteur de performance. Surtout en matière de mixité, certaines études le prouvent. Notre approche n'est donc ni associative ni humanitaire. Elle doit permettre au jeune de devenir un bon
professionnel, un bon manager.
HF Management porte spécifiquement sur la mixité dans l'entreprise. En quoi consiste cette formation ?
Nous voulons faire changer le regard des garçons sur la question de
l'égalité femmes-hommes sur le lieu de travail. Pendant cinq à six mois, un groupe de volontaires suit des cours autour de ce thème, avec validation des acquis par l'université. Puis, leur
mission est à leur tour de sensibiliser leurs camarades. Par exemple, certains ont eu l'idée de mettre les étudiants en situation dans une pièce de théâtre. L'objectif était de comprendre
l'intérêt pour une entreprise et oublier l'aspect purement féministe.
Et pour les étudiantes ?
Le programme vise à leur faire partager les problématiques qu'elles vont rencontrer après l'obtention de leur diplôme. Pour cela, elles sont accompagnées par une
marraine dans nos sociétés partenaires qui explique son vécu dans le monde du travail. Aussi bien les points positifs que les points négatifs. Un vrai modèle pour ces étudiantes que nous
préparons à devenir actrices de leur future réussite professionnelle.
Sahra SAOUDI
Pour plus d'informations sur les programmes : site Internet de Companeiros (lien à insérer: http://www.companieros.com/)
Pas toujours aisé de mesurer les efforts en matière d'égalité femmes/hommes sur le lieu de travail ! Un indice pourtant, le label Égalité professionnelle. Créé en 2005 par l'État avec les
partenaires sociaux, il distingue une organisation (entreprise, association, collectivité) qui œuvre pour l'égalité et la mixité professionnelle. À l'heure actuelle, elles sont 36 lauréates. De
La Poste, à la mairie de Rennes, en passant par PSA Peugeot Citroën (1ère labellisée en mars 2005).
Du management à la parentalité
Des profils variés mais un point en commun, une démarche volontaire suivie d'une évaluation sur: les actions en faveur de l'égalité professionnelle dans les relations sociales, l'information et
la culture de l'organisme; la gestion des ressources humaines et le management; l'accompagnement de la parentalité dans le cadre professionnel.
Le label en poche, les entreprises se reposent sur leurs lauriers ? Pas vraiment. Il est valable seulement trois ans (renouvelable) et un contrôle intermédiaire intervient au bout de 18 mois.
Plus de sécurité, notamment pour leurs salariées attirées par les horaires aménagés et la possibilité de mener une vie familiale de front.
Un vrai changement au quotidien ?
En plus du CV anonyme, AXA France a ainsi mis en place une correction des écarts de salaire femmes/hommes. « Concrètement, cela veut dire que nous nous engageons, par exemple à ne pas
terminer nos réunions après 17h30 pour permettre à ceux et celles qui le souhaitent de développer d'autres activités après leur travail », explique, pour sa part, Jean-Yves Patry,
directeur général de L'Etape, 1ère association française labellisée. Avec de telles initiatives, ces organisations n'oublient pas, en arrière plan, de s'offrir des bénéfices en matière de
communication, de paix sociale et d'attractivité.
Des disparités toujours là
Un baromètre pour les futures employées qui ne doit pas faire oublier les inégalités persistantes, notamment en matière salariale. Selon une étude de la Dares d'octobre 2008, les femmes sont rémunérées, en moyenne, 27% de moins que leurs homologues masculins.
Leur taux de chômage reste également plus élevé (8,3% contre 7,3% pour les hommes).
Sahra SAOUDI
En savoir plus
Consulter les détails du label, télécharger le dossier de candidature, découvrir la liste des labellisés... : Afnor
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Comment obtenir le label ? L'organisation doit en faire la demande, en montant un dossier de labellisation. Ce dernier est instruit par l'AFNOR Certification qui apprécie la mise en œuvre par le candidat d'actions en faveur de l'égalité professionnelle. La décision est alors prise après avis d'une Commission de labellisation réunissant représentants de l'État, de syndicats de salariés et des organisations patronales |
Interpeler, sensibiliser et lutter contre les préjugés ethno-raciaux dans la société française, tel est le dessein des Indivisibles. Ce
groupe de militants usent à bon escient de l'ironie pour tourner en dérision certaines situations du quotidien. Ekilafrica a rencontré la présidente de l'association,
Rokhaya Diallo.
Comment votre association a-t-elle vu le jour ?
Au départ, l'initiative vient de ma part. La question de la représentation attachée à l'identité française me préoccupait depuis longtemps. Avec mon entourage, nous
réagissions beaucoup sur ce que nous pouvions voir, notamment à la télévision. Mais c'est un reportage sur Arte qui a été le déclic. Une chanteuse allemande parlait de son association dont
l'action était de lutter contre les préjugés raciaux. Je suis alors entrée en contact avec cette femme. Et de là, une évidence s'est imposée : la création d'une association. Milieu 2006, nous
avons commencé à nous réunir. Puis, pendant six mois, nous avons défini notre charte et notre action. En janvier 2007, Les Indivisibles ont vu le jour.
Quel message voulez-vous faire passer ?
À travers l'association, nous voulons faire passer deux types de messages. Premièrement, qu'aujourd'hui, on peut être Français est avoir un nom qui vient d'ailleurs,
un faciès différent, une appartenance religieuse visible. Quand on est Français, cela ne se voit pas forcément. Deuxièmement, nous voulons dénoncer la banalisation des propos sur le sujet,
notamment dans les médias. C'est pourquoi nous avons mis en place un système de vigilance, sans jamais nous départir de notre humour. Faire évoluer les mentalités, susciter le débat, sans
nullement avoir une démarche moraliste, voilà la raison d'être de notre groupe.
Quelles sont vos actions ?
Tout d'abord, nous avons mis en place un système de veille médiatique pour réagir à l'actualité. Une tribune régulière nous est même offerte dans Respect Magazine.
Notre objectif est d'épingler les propos de personnes publiques, en particulier les hommes politiques, qui « dérapent ». Cette action a été concrétisée par l'organisation des Y'A
Bon Awards 2009, un best of de ses dérapages. Nous faisons également des créations originales visant à lutter contre le racisme. Il s'agit de mini-scènes sur un ton humoristique, en
partenariat avec des médias, par exemple la chaîne musicale MTV. Les internautes peuvent aussi faire des tests sur notre site Internet. Le but est de donner une visibilité à nos
actions.
Ces différents outils sont mis à disposition des écoles, des médiathèques, des maisons des jeunes et de la culture (MJC) et de tous ceux qui nous sollicitent. Nous les utilisons également lors de nos interventions avec les jeunes. Dans le futur, nous voudrions étendre ce travail à un public adulte et aux seniors. Des membres sont, par ailleurs, présents sur des festivals pour parler de notre association. Un stand doit ainsi être tenu aux Solidays, du 26 au 28 juin prochain, à Paris.
Quels sont les projets futurs des Indivisibles ?
Nous préparons une action à destination des parlementaires. Lancée dans les 15 jours, celle-ci vise à les interpeller sur la situation et à lancer le dialogue. Pour cela, nous allons leur envoyer un courrier dans lequel nous présentons l'action de l'association et les résultats des Y'A Bon Awards. Les députés sont alors invités à signer notre charte. Par ailleurs, nous souhaitons développer le système de veille des médias et de l'actualité afin de balayer un champ plus vaste. De plus, nous espérons trouver plus de moyens pour organiser une nouvelle édition des Y'A Bon Awards et faire cela encore mieux.
Comment les lecteurs d'Ekilafrica peuvent-ils entrer en contact avec l'association ?
Tout le monde peut se rendre sur notre site Internet où un bulletin d'adhésion peut être téléchargé. Il est également possible de venir participer à une de nos réunions pour voir le travail effectué par l'association. Il suffit d'en faire la demande sur notre site. Nous sommes aussi bien ouverts aux propositions des nouveaux adhérents que à celles des sympathisants.
Propos recueillis par Sahra Saoudi
Publié dans Ekilafrica
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Pas besoin de se ruiner pour profiter des plaisirs de la bouche! Certains lieux, à Paris, vous accueillent sans que vous ayez à mettre la main à la poche... ou en tant cas de manière modérée.
Les temps sont durs, la crise est là. Ce refrain vous n'avez pu passer à travers et surtout vous avez fini par vous en rendre compte dans votre quotidien. Les premières dépenses à passer à la trappe? Les loisirs, les sorties. Alors pour maintenir un tant soi peu une vie sociale et s'octroyer quelques petits plaisirs, mieux vaut faire preuve de débrouillardise. Dénichez des bons plans!
Attendre que sa tendre moitié daigne vous
proposer un restaurant? Que nenni! Des adresses parisiennes vous proposent un repas pour le prix d'une consommation. Vous payez vos verres et l'on vous remplit l'assiette. Pas mal la formule!
Pour être sûre de ne pas rester sur votre faim, mieux vaut penser à réserver. Les places sont convoitées.
Pour un bon couscous, vous avez le choix entre
plusieurs lieux:
- Les Fontaines, 153, rue Saint-Maur, 75011 Paris, 01 43 57 53 14 (vendredi et samedi soir) ;
- Le Taïs, 129, boulevard de Ménilmontant 75011 Paris, 01 43 55 67 90 (vendredi et samedi soir) ;
- La Chope du Château Rouge, 40, rue de Clignancourt, 75018 Paris, 01 46 06 20 10 (vendredi et samedi soir);
- Le Grenier, 152, rue Oberkampf, 75011 Paris, 01 48 05 13 52 (samedi soir à partir de 19h, de septembre à avril inclus).
Pour une soupe orientale:
- Les Trois Frères, 14, rue Léon, 75018 Paris, 01 42 64 91 73 (dimanche soir).
Et pour un plat de moules-frites:
- Le Tribal Café, 3, cour des Petites Ecuries, 75010 Paris, 01 47 70 57 08 (mercredi et jeudi soir).
Des sandwichs à 1 euro
Pas le temps de s'éterniser pendant la pause du déjeuner? Vous dégainez le sempiternel sandwich. Mais même pour ce dernier, les tarifs peuvent vite monter. Plus rien
à moins de 4 ou 5 euros! C'est pourquoi un nouveau concept de restauration a été lancé début janvier, dans le 9e arrondissement. Le Goütu propose des sandwichs variés (de 13 cm, la
précision est importante) à 1 euro. Vous pouvez trouver également des minis desserts à petits prix tels que des muffins, brownies, etc.
Goütu, 51, rue Le Pelletier, 75009, 01 44 79 01 87.
Éduquer ses papilles, découvrir des cuvées, des domaines... Le tout sans se ruiner, c'est possible. Dans la capitale, des cavistes proposent des dégustations de vin
gratuites. Au moins avant d'acheter une bouteille, vous en connaîtrez le contenu. Pas de gaspillage ainsi! Mais à savourer avec modération.
Nos
adresses:
- Les Caves Taillevent, 199, rue du faubourg Saint-Honoré, 75008 Paris, 01 45 61 14 09 (chaque samedi de
10h à 14h);
- Les Petits Bouchons, 105, rue Cambronne, 75015 Paris, 01 47 34 89 31 (régulièrement le week-end, souvent en présence des producteurs).
Sahra SAOUDI
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