Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Journaliste multimédia, voici quelques uns de mes articles publiés. Ce press book en ligne me permet de vous présenter mon travail. N'hésitez pas à me contacter.

Publicité

REIMS: Deux échecs mais pas KO avec la formation spécifique du Staps

Oublié le formatage des préparations aux concours, place à un étudiant « acteur ». Une alternative a vu le jour au Staps pour les étudiants ayant échoué par deux reprises aux concours pour devenir prof de sport : la formation spécifique.

APRÈS deux échecs à un concours, remonter en selle et ne pas perdre pied est loin d'être une mince affaire. « On ne sort pas indemne de deux années d'échec », explique Agnès Delonnet, enseignante à l'UFR Staps, responsable du dispositif d'aide à la réussite.
C'est pourquoi avec son confrère David Gay-Peiller, ils ont eu l'idée d'ouvrir une formation spécifique au Staps de Reims, sur le campus Moulin de la housse, pour accompagner les étudiants ayant échoué par deux fois au concours du Capeps (certificat d'aptitude au professorat d'éducation physique et sportive) ou se trouvant « en fracture de vie ».
« Au Staps, on a été novateur, raconte Agnès Delonnet dont l'initiative a été soutenue par l'UFR Staps, la présidence de l'université et l'IUFM. C'est une dimension qui sera obligatoire dans les prochaines années à l'université ».

« On va faire des petits »

« À ma connaissance, on est la seule formation spécifique, en tant que service public », indique David Gay-Peiller, responsable de la formation spécifique et enseignant. « Et on va faire des petits », ajoute sa consœur. La formation mise en place, il y a deux ans, dans le cadre de l'aide à la réussite (l'une des mesures de la Loi Pécresse sur les universités) n'offre que 20 à 25 places pour avoir « plus d'impact ». Car le concours de l'IUFM, c'est 6.800 inscrits (dont une centaine sur Reims) au concours pour 400 places sur tout l'hexagone.
Au programme de la douzaine d'heures de formation : cours de méthodologie, tutorat mais aussi tables rondes autour de sujets type de Capeps. « L'échec est souvent dû à un problème de méthode pour les écrits », explique Agnès Delonnet. Et pour les oraux, « On fait appel à des collègues de terrain qui enseignement au collège ou au lycée pour la préparation, indique David Gay-Peiller. Puis on suit nos étudiants admissibles pendant la période des examens ». Les clés de la réussite d'une telle formation : des étudiants « acteurs » et une ambiance de travail liée à un projet de réussite, selon Agnès Delonnet.

« On met le doigt sur les failles »

« On part de ce qu'ils sont et on met le doigt sur les failles, développe David Gay-Peiller. On essaie de trouver des solutions en commun. C'est une approche individuelle où le tutorat a vraiment sa place ». Après déjà deux années de préparation à l'IUFM, les connaissances sont là. « On va donc au-delà en comprenant la personne qu'on a en face de nous. Ils doivent d'abord être eux-mêmes, assure David Gay-Peiller. Avec la formation, on peut trouver le temps d'aller voir un étudiant de manière très précise. C'est un travail de proximité, grâce auquel on apprend où appuyer pour faire bouger les choses, conclut l'enseignant. Et ça vaut le coup. C'est une belle histoire pour eux, comme pour nous ».


Sylvain : « J'ai découvert que je pouvais aimer les dissertations »

Après avoir vécu deux années sur les bancs de l'IUFM, entouré d'une centaine d'étudiants, se retrouver en petit comité au sein de la formation spécifique, c'est ce que recherchait Jean-Patrick.
« En discutant avec des étudiants de la promotion précédente, j'ai compris que c'était très différent de ce que l'on vit à l'IUFM. Cela me correspond bien d'avoir un suivi plus individualisé, confie le jeune homme de 26 ans. C'est moins d'accumulation de connaissances, mais plus du travail de méthodologie à partir de ce que l'on sait déjà. En plus, on peut contacter nos professeurs, notamment quand on a le moral au plus bas. ».
Après deux échecs au Capeps (certificat d'aptitude au professorat d'éducation physique et sportive), « c'était ma dernière solution pour passer le concours et l'opportunité de le repasser dans de bonnes conditions, avec des cours », explique Vincent, 26 ans, pour qui, il s'agit de la deuxième année au sein de la formation spécifique.
Une formation qui a porté ses fruits, selon lui. « L'année dernière, j'ai réussi à être admissible aux oraux. Je suis sûr et certain que sans cette formation, je n'y serais pas arrivé, se réjouit-il. Ici, on apprend à utiliser de manière efficace nos connaissances. C'est une autre forme de travail. Maintenant, je vais me redonner les moyens de retourner aux oraux et, réussir le concours ».
Pour Sylvain, autre étudiant de cette 2e promotion, les cours prennent une tout autre saveur. « J'ai découvert que je pouvais avoir envie de faire des dissertations, plaisante le jeune homme âgé de 24 ans. Ici on apprend à personnaliser notre travail », ce qui change des bouquins de préparation aux concours.

Sahra Saoudi pour L'Union

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article