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| Le Taï-chi-chuan en toutes saisons | |
" Maître Shang, à sa fenêtre, regardait le combat d’un oiseau et d’un serpent. Intéressé par les cris et attaques désordonnés de l’oiseau, et observant l’esquive, l’enroulement et le déroulement des anneaux du serpent, lui vint l’inspiration d’une discipline d’Art Martial. " Ainsi est né leTaï Chi Chuan, l’art martial le plus pratiqué au monde Pratiquants de Taï-chi-chuan à Shangaï (photo : Jgremillot)Après le speed de la rentrée, vous ressentez un besoin d’harmonie, de détente, en même temps qu’un désir d’améliorer votre santé. Il existe un sport, vieux de plusieurs siècles, qui pourrait répondre à vos attentes. Le Taï-chi-chuan, l’art martial le plus pratiqué au monde, est une discipline de santé et de longévité, qui repose sur les lois qui régissent l’univers : le Yin et le Yang. Le Taï-chi-chuan, c’est principalement la maîtrise de la respiration et des gestes. La "Boxe du Faîte Suprême", créée par Chan Zhangfeng, entre 1260 et 1368, selon la légende en regardant un oiseau et un serpent se battre, est un art de combat destiné à unifier l'énergie interne, le Chi, à l'énergie cosmique. C’est une gymnastique chinoise constituée d'enchaînements de gestes lents, très contrôlés, sur le rythme de la respiration. Boxe des ombres Les pratiquants doivent suivre des principes de base : garder le sommet du crâne vers le haut, laisser les épaules tomber, ne pas utiliser la force, rester toujours relaxé, garder les articulations souples, réaliser des mouvements fluides, faire les enchaînements en continu. Aujourd’hui, le Taï-chi-chuan semble avoir perdu toute connotation belliqueuse. Pourtant, il s’agit bien d’un art martial, puisque se sont en réalité des postures de combat avec un partenaire imaginaire, d’où le surnom de « boxe des ombres ». Pour le néophyte, cette chorégraphie semble aléatoire, pourtant elle obéit à des lois. Les enchaînements peuvent d’ailleurs comporter jusqu’à 100 mouvements. Un véritable apprentissage Il existe une vraie hiérarchie dans ce sport. Au départ il se pratique à mains nues, les mouvements sont souples et lents, ensuite, on peut intégrer la vitesse, et enfin les armes, comme le sabre, l’éventail ou la lance. Traditionnellement, le maître offrait à son élève, en gage de la reconnaissance du travail fourni : soit une arme personnelle, soit l’emblème de son école, soit un parchemin certifiant ses compétences. Même si ces traditions n’existent plus, il est important de ne pas brûler les étapes afin de pouvoir intégrer les divers prés requis nécessaires à la pratique de ce sport. « L’art de longue vie » Le Taï-chi-chuan repose sur les principes énergétiques de la médecine chinoise. Il élimine les tensions, libère les articulations, améliore le souffle et l’endurance. Le contrôle du Chi, l’énergie vitale, permettrait de faciliter sa circulation dans le corps. Car, selon ces principes, lorsque le Chi est coincé dans une partie du corps, nous tombons malades… Les effets n’ont été toutefois que très peu étudiés. De manière générale, le Taï-chi-chuan permet de développer souplesse, dynamisme, endurance, gestion du stress. Pour pratiquer ce sport, nul besoin d’être un athlète, il est ouvert à tous. Plus d’hésitation, lancez-vous ! Perrine Roux. (www.lepetitjournal.com) 3 octobre 2006 http://www.fed-taichichuan.asso.fr http://www.medecines-douces.com |