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Avoir un toit au dessus de la tête, voilà une expression bien ancrée dans les mœurs, mais qui cache tout un panel de savoir faire et de techniques. Charpente, couverture, et entretien, rien ne doit être laissé au hasard pour être bien au chaud et bien au sec.
Photo Onduline
Quelle charpente pour créer un nid douillet ?
Avant d'entrer dans le détail des deux types de charpente existants, penchons-nous sur le rôle de cet élément indispensable de la maison. La charpente est une des composantes de la toiture. Cette ossature (de bois, métal ou encore béton) est constituée de différentes pièces, dont la fonction est de supporter la couverture et le plafond. Bien entendu sa solidité se doit d'être sans faille. Autrement dit, une charpente doit pouvoir non seulement supporter son propre poids ainsi que celui de la couverture, mais aussi les charges et pressions supplémentaires éventuelles, telles que la neige ou le vent. Pour ce faire, un soin particulier doit être porté lors de l'assemblage, afin d'éviter tout point faible dans l'ossature.
Il existe deux principaux styles de charpentes : La charpente traditionnelle et les fermettes. La charpente traditionnelle est celle que l'on trouve généralement dans les maisons anciennes. Elle est réalisée en assemblant plusieurs éléments, dont l'un des principaux : la ferme. Ce terme désigne les éléments de forme triangulaire destinés à supporter la couverture, mais aussi les pannes, le faîtage ainsi que les chevrons des combles. A l'origine, cet élément de l'architecture n'était pas fait pour être vu, mais aujourd'hui, on prend de plus en plus conscience de son attrait esthétique, si bien qu'on la rend visible de manière plus fréquente. Ce type de charpente a une portée de 10 mètres. L'avantage du choix d'une traditionnelle est de pouvoir utiliser le volume des combles pour créer une pièce habitable. Par contre, isoler cette partie de la maison revient plus cher, car il ne s'agit pas de combles perdus. En outre, l'installation d'un plancher hourdis (à savoir une couche de gros plâtre posé sur un lattis servant à former l'aire du plancher) est indispensable.
Les fermettes sont la version industrialisée et légère de la charpente traditionnelle, issues d'un procédé américain créé dans les années 50. L'utilisation d'essences résineuses, et de bois de faibles section et le fait que l'on préfabrique les éléments de la charpente qui la rendent bon marché. En outre, sa solidité est accrue par l'assemblage grâce à des agrafes à pointe courte. En effet, cela permet d'éviter les fissures dans la structure. Autre bon point, la possibilité d'isoler grâce à des matériaux en vrac, simplement posés au dessus du plafond. Ce qui est bien entendu synonyme d'économie. Par contre, dans la plupart des cas, le recours aux fermettes implique la création de combles perdus, qui ne pourront donc ni être aménagés, ni servir à stocker des objets. Circuler dans cet espace s'avèrera très périlleux, puisque pour éviter de passer à travers le plafond, il faut impérativement marcher sur les poutres. Mais ce désagrément peut être évité, si l'on fait le choix de fermettes dites en « A », contrairement à celles en « W ».
Extrait de Maisons d'ambiance construire en bois N°20, par Perrine ROUX