Utiliser du bois dans la construction ou le mobilier, c'est un geste écologique. Mais encore faut-il s'assurer qu'il provienne d'une exploitation bien gérée. Afin de faire le bon choix, optez pour les essences labellisées.
Le principe
Pour adopter un mode de consommation raisonnable et responsable, il faut avoir les bonnes informations sur la provenance du produit que l'on achète. Il en va de même pour le bois. En effet, nous connaissons tous les problèmes qu'une exploitation irraisonnée peut engendrer sur cette ressource naturelle, et sur les populations qui en vivent. Déforestation, violence, banditisme, catastrophes écologiques... Le constat est loin d'être rassurant, en particulier pour les bois exotiques. On peut citer par exemple le teck, qui est souvent exploité de manière totalement illégale. Ainsi, à Java, la gestion irraisonnée de ce bois noble et tendance, entraine de graves conséquences, aussi bien sociales qu'écologiques. Bien entendu, ce n'est pas une essence qu'il faut montrer du doigt plus qu'une autre, mais bien la façon dont l'homme l'exploite.
Se renseigner sur les origines du bois que l'on achète est donc primordial pour être sûr que notre consommation est réellement responsable. Deux labels existent afin de nous apporter une traçabilité la plus exacte possible : le PEFC (Pan European Forest Certification) et le FSC (Forest Stewardship Council). En dehors de ces deux certifications, il faut se méfier des pseudo labels apposés sur certaines étiquettes, comme la mention « forêt gérée », qui sont souvent des certificats de complaisance ou auto-délivrés par les exploitants. De manière générale, lorsqu'on veut acheter du bois, il vaut donc mieux se tourner vers des produits estampillés de l'un de ces deux labels, et privilégier des essences locales, car moins énergivores notamment en matière de transport.
Par Perrine ROUX(texte et photo), extrait du magazine Maisons d'ambiance construire en bois n°22

1. Comment ça
marche ?
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