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Perrine ROUX

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Ecologie

Utiliser du bois dans la construction ou le mobilier, c'est un geste écologique. Mais encore faut-il s'assurer qu'il provienne d'une exploitation bien gérée. Afin de faire le bon choix, optez pour les essences labellisées.


Le principe

Pour adopter un mode de consommation raisonnable et responsable, il faut avoir les bonnes informations sur la provenance du produit que l'on achète. Il en va de même pour le bois. En effet, nous connaissons tous les problèmes qu'une exploitation irraisonnée peut engendrer sur cette ressource naturelle, et sur les populations qui en vivent. Déforestation, violence, banditisme, catastrophes écologiques... Le constat est loin d'être rassurant, en particulier pour les bois exotiques. On peut citer par exemple le teck, qui est souvent exploité de manière totalement illégale. Ainsi, à Java, la gestion irraisonnée de ce bois noble et tendance, entraine de graves conséquences, aussi bien sociales qu'écologiques. Bien entendu, ce n'est pas une essence qu'il faut montrer du doigt plus qu'une autre, mais bien la façon dont l'homme l'exploite.

Se renseigner sur les origines du bois que l'on achète est donc primordial pour être sûr que notre consommation est réellement responsable. Deux labels existent afin de nous apporter une traçabilité la plus exacte possible : le PEFC (Pan European Forest Certification) et le FSC (Forest Stewardship Council). En dehors de ces deux certifications, il faut se méfier des pseudo labels apposés sur certaines étiquettes, comme la mention « forêt gérée », qui sont souvent des certificats de complaisance ou auto-délivrés par les exploitants. De manière générale, lorsqu'on veut acheter du bois, il vaut donc mieux se tourner vers des produits estampillés de l'un de ces deux labels, et privilégier des essences locales, car moins énergivores notamment en matière de transport.

 

 

Par Perrine ROUX(texte et photo), extrait du magazine Maisons d'ambiance construire en bois n°22

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En France, la facilité d'accès à l'eau potable nous fait prendre de mauvaises habitudes qui conduisent à gaspiller cette ressource si rare. Pourtant, quelques gestes simples appliqués au quotidien aideraient à préserver le précieux liquide.

 

Photo : Perrine ROUX

L'eau potable se fait de plus en plus rare, c'est une certitude. En France, nous ne ressentons pas cette pénurie, pour autant toutes les études montrent qu'elle tend à s'aggraver au fil des ans. Il est vrai que la Planète est couverte d'eau à 72 %, mais seulement 3 % est douce et 1 à 0,3 % consommable. En outre, l'UNESCO estime que les réserves d'eau par habitants seront deux fois moins importantes en 2025 que ce qu'elles l'étaient en 1950 (16 800 m³ par personne et par an) en Europe et aux Etats-Unis, quatre fois moins en Asie et en Amérique Latine. Les prévisions les plus pessimistes concernant l'Afrique et le Moyen-Orient, avec une division par huit des réserves.


Dans l'Hexagone, une famille de quatre personnes consomme en moyenne 410 litres d'eau par jour. Il faut savoir que seul 1 % est destiné à se désaltérer. Le reste se divise entre le ménage, la lessive, la vaisselle, la cuisine, et principalement les sanitaires (20 %) et la douche et le bain (environ 40 %). Il paraît donc évident qu'une grande partie de cette consommation part est loin d'être indispensable et part directement dans les tuyaux. Voici comment renverser la vapeur et voir sa facture diminuer sensiblement (jusqu'à 400 € pour une famille de quatre personnes très écolo)


Changer le quotidien

Voici quelques exemples de petits gestes pour économiser l'eau : Messieurs, quand vous vous rasez, remplissez le fond du lavabo pour rincer votre rasoir plutôt que de laisser couler l'eau. En effet, laisser le robinet ouvert, même pour un simple filet d'eau, entraîne le gaspillage de 18 litres en seulement trois minutes. Idem pour le brossage de dents. En investissant dans un verre que l'on remplit pour se rincer la bouche plutôt, on économise 0, 5 litre. Bien entendu, la douche (60 à 80 litres) est plus économe que le bain (150 à 200 litres). De plus, il n'est nul besoin de se savonner sous le jet d'eau. 25 à 30 litres peuvent être économisés avec ce simple geste sous la douche.


Pour être encore plus écolo, on peut installer une bassine qui recueillera l'eau que l'on laisse généralement s'écouler en attendant d'atteindre la bonne température. Elle pourra ensuite être utilisée pour arroser les plantes, faire une lessive à la main... On peut aussi installer un robinet thermostatique qui évite de tâtonner durant de longue minutes à la recherche de la bonne température. Autres équipements économes, le pommeau de douche qui réduit le débit, et l'aérateur à placer sur tous les robinets. Ce dernier permet, pour environ un investissement d'environ 10 €, de réduire le débit (5 à 8 litres par minute au lieu de 12), tout en faisant mousser l'eau, évitant ainsi la sensation de manque.

Dans la cuisine, les fruits et légumes peuvent être lavés dans une bassine, l'eau ainsi recueillie servira à arroser les plantes. Les appareils électroménagers (lave-vaisselle, lave-linge) sont de catégorie A, c'est-à-dire peu gourmands en énergie et en eau.


Un robinet qui goutte ou qui est ouvert sans raison doit être fermé sur le champs. Pour ceux qui n'arriveraient pas à intégrer ce geste en tant que réflexe quotidien, il existe une solution : le robinet équipé d'une cellule optique. Ainsi, l'eau ne coulera que lorsque l'on passera les mains devant. Pour finir, la moindre fuite d'eau sera réparer séance tenante.

Simples, peu coûteux, écologiques et économiques, ces petits gestes vous feront vite voir la vie en bleue.

 

Perrine ROUX dans Ekilafrica n°2

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Dans la catégorie économie d'énergie par des simples gestes quotidiens, avoir une utilisation raisonnable et raisonnée de la lumière. Comme souvent, agir simplement pour l'écologie représente des économies substantielles côté porte-monnaie !


Une famille de quatre personnes consomment environ 560 kWh par an pour l'éclairage de la maison. Ce qui représente une dépense d'une cinquantaine d'euros par an. Bien entendu, cette lumière domestique est alimentée grâce à l'électricité, ce qui engendre une empreinte écologique non négligeable. Les solutions pour réduire notre impact sur la nature dans le domaine de l'éclairage de notre logement, sont nombreuses et simples à appliquer. En voici quelques exemples.


On appuie sur l'interrupteur

Cela peut paraître simple à dire, mais les mauvaises habitudes ont tendance à s'ancrer ! Et souvent, des pièces restent allumées alors que personne ne se trouve à l'intérieur. Pourtant, trois ampoules classiques de 75 W, consomment autant en restant allumées une soirée entière, qu'une machine à laver tournant à 60°. Pour résumer, le geste est enfantin, il suffit d'appuyer sur l'interrupteur quand on quitte une pièce. N'oublions pas de former les jeunes génération, pour qu'éteindre la lumière devienne un réflexe. Pour faciliter encore ce geste, on privilégiera l'installation d'interrupteurs dits à va-et-vient. Bien entendu, durant la journée, on peut profiter de la lumière naturelle fournie gracieusement par le soleil ! Pour ce faire, on installera le mobilier pour pouvoir profiter au maximum des rayons. Ainsi, le canapé, ou un bureau pourront se trouver à proximité d'une fenêtre.


On change les ampoules

Les ampoules que nous avons l'habitude d'utiliser, dites à tungstène, sont de véritables gouffres énergétiques. En effet, quand une ampoule classique consomme 40 W, une lampe basse consommation (LBC) n'en utilise que 9 W. Cette dernière est plus chère à l'achat, mais sera rentabilisée très rapidement. De plus, les LBC ont une durée de vie jusqu'à dix fois supérieures aux ampoules classiques. Comme avec les ampoules classiques, qui vont de 40 à 100 W, vous pourrez adapter la puissance de votre éclairage à vos besoin, en choisissant entre les LBC allant de 9 à 20 W. Par contre, on va proscrire les lampes dites à halogène. En effet, leur gourmandise énergétique (entre 300 et 500 W), ne se justifie pas pour une consommation courante. Pour mieux comprendre l'ampleur de la dépense énergétique d'une halogène, on la compare à un LBC, et on s'aperçoit qu'elle consomme autant que 15 LBC de 15 W. En un mot, astronomique !

Maintenant que nous connaissons la théorie, il ne nous reste plus qu'à la mettre en pratique et à prendre de bonnes habitudes.


Perrine ROUX dans Ekilafrica

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Énergie propre par excellence, l'éolien commence à s'implanter chez les particuliers européens. Le principe est simple, on capte l'énergie du vent pour le convertir en une force motrice qui produira de l'électricité. Inépuisable et ne rejetant aucun déchets, l'éolien peut trouver sa place dans votre jardin.

 

Photo Eoltec


1. Comment ça marche ?

Une éolienne est constituée d'un moteur situé au cœur du système, actionné par des pales (2 à 10 mètres de diamètre), elles-mêmes actionnées par le vent, qui fabrique de l'électricité (un peu à la manière d'une dynamo de vélo). Le tout étant perché en hauteur, sur mât allant de 10 à 35 mètres. Ce générateur est en réalité un alternateur, c'est-à-dire qu'il produit du courant électrique dit alternatif, comme dans notre système électrique domestique. Pour l'éolien on a recours à un alternateur, et non pas à une dynamo (qui produit du courant continu), afin d'éviter toute déperdition lors du transport de l'électricité, et toute surchauffe des câbles conducteurs.

Il en existe deux types : l'axe horizontal, et l'axe vertical. Dans le premier cas, qui est d'ailleurs le plus répandu, l'axe de rotation des pales est placé horizontalement par rapport au sol. La plupart du temps, l'hélice sera composée de deux à trois pales. Ce système a un bon rendement. Pour autant, le seuil de déclenchement du moteur est assez élevé, car l'éolienne doit s'orienter elle-même pour être face au vent. Cet inconvénient peut être contrecarré par l'utilisation d'une éolienne captant le vent même de dos. En outre, ce système résiste moins bien aux vents très violents. Dans le second cas, les pales tournent selon un axe placé verticalement par rapport au sol. L'avantage non négligeable, est sa capacité à capter les vents les plus faibles. Mais, les éoliennes à axe vertical sont moins rapides pour produire de l'électricité que les horizontales. On peut installer des démultiplicateurs pour en améliorer le rendement.


2. Quels sont les besoins électriques couverts ?

L'éolien domestique, aussi appelé éolien individuel ou petit éolien, a une capacité allant de 100 watts à 20 kilowatts. Sachant qu'au delà de 5 kilowatts, la production permet de revendre le surplus, mais le matériel est plus imposant. Ainsi, on peut estimer qu'avec un système horizontal, juché sur un mât d'environ 12 mètres, et équipé de pales d'environ 3,5 mètres de diamètre, une famille de quatre personnes pourra couvrir à peu près 40 % des ses besoins électriques. En effet, un tel système permettrait de produire 2 000 kWh par an.


Extrait de Maisons d'ambiance construire en bois n°20, par Perrine ROUX

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