Lundi 6 septembre 2010
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Ce contrat peut servir de tremplin à l’emploi pour les personnes en difficultés sociales et professionnelles. Il compte aujourd'hui plus de 230 000 bénéficiaires.
Des difficultés pour accéder au marché du travail ? Le contrat unique d'insertion (CUI) peut être une solution. En vigueur depuis le 1er janvier 2010, son objectif est de faciliter l'insertion
professionnelle. Jusqu'alors, en matière de contrats aidés, plusieurs dispositifs s’entremêlaient. À la trappe désormais le CI-RMA (contrat d’insertion-revenu minimum d’activité) et le contrat
d’avenir ! Quant au contrat initiative emploi (CIE) et au contrat d’accompagnement dans l’emploi (CAE), ils sont englobés dans le CUI.
Mettre le pied à l'étrier
Accepter un contrat unique d'insertion est « un bon moyen d'avoir une expérience enrichissante et de se faire des contacts dans son milieu professionnel », comme l'explique l’une des
bénéficiaires Clarisse Sauvant, chargée de mission Jeunes au sein de l'association Justice et Ville située à Créteil dans le Val-de-Marne. Pour la jeune femme, son CUI de six mois n'est en
rien différent d'un contrat classique, mis à part quelques rendez-vous chez Pôle Emploi.
Un salaire qui laisse à désirer
Seul bémol : le salaire. « Avec 1 300 euros net par mois, c'est bien pour un premier emploi, sans toutefois être mirobolant lorsqu'on a un Bac+5, déplore Clarisse Sauvant qui fait partie des 239
486 personnes en CUI au 28 mai 2010 (source : Pôle Emploi). Mais si c'était à refaire, je le referais ».
Une aubaine pour les entreprises
Le dispositif est, en tout cas, une aubaine
financière pour les employeurs. « En tant qu'association, nous n'avions pas les financements nécessaires pour embaucher, raconte Noémie Baltazart, directrice de l'association Justice et Ville qui
vient de recruter deux salariées sous ce statut. Avec le CUI, on bénéficie de charges aménagées et d'aides de l’État en fonction de certains critères (- 25 ans, personnes handicapées...). Dans
notre cas, 75 à 80 % du salaire est pris en charge. Concrètement, nous ne payons donc que 500 euros par mois et par contrat. »
Un contrat de 24 mois
Si le contrat unique d'insertion permet à des personnes de retrouver le chemin du travail, il ne doit pas faire oublier son caractère précaire. Renouvellement compris, sa durée complète ne
peut dépasser 24 mois, sans sécurité d'être embauché définitivement à la fin. « Quand on n'a pas les moyens de faire autrement, il s'agit d'un dispositif plutôt facile à mettre en place,
reconnaît Noémie Baltazart, bien consciente des « risques d'effets pervers » et de la « forme précaire » d'un tel statut. « Notre objectif est de dégager du temps pour développer nos ressources
financières et pouvoir embaucher en CDI par la suite ». Une conscience partagée par tous les employeurs ? Rien n'est moins sûr.
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Sahra SAOUDI
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